mercredi 16 décembre 2009

Le saccage de la Maison Bolduc

20 Octobre 2009 à 11h06
Un bâtiment d’une très grande valeur patrimoniale, l’ancien magasin général Bolduc à Saint-Éphrem a finalement été démoli dans la soirée du 19 puis le 20 octobre au matin. Certains internautes déplorent l’attitude du ministère des Transports du Québec dans ce dossier. Cette maison construite en 1884 était inspirée de l’architecture du presbytère de la localité.

Vieille de 125 ans, la maison a toujours servi de magasin général, ce qui en fait le plus vieux local commercial de la municipalité. En septembre 2008, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a acquis la maison dans le but de la démolir. Elle souhaite reconfigurer le carrefour des routes 271 et 108 qui se croisent à cet endroit. La réaction d’un groupe de citoyens avait cependant empêché, jusqu’à hier, le MTQ de procéder à la démolition.

Rappelons que même le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ) avait manifesté son appui à la préservation de la maison Bolduc. Elle avait invité le MTQ à prendre une décision permanente pour assurer la préservation à long terme de ce bien patrimonial et culturel. Elle a rapporté à l’époque que les villages se sont bâtis le long de ces routes anciennes qu’on appelle parcours mères, témoins de l’établissement humain. Modifier leur configuration change le sens historique du patrimoine urbain. À l’époque, le Conseil recommandait au MTQ de chercher d’autres avenues pour assurer la sécurité routière à ce carrefour.
Ce texte fut publié dans l'Éclaireur Progrès.

Mon opinion
Il est incroyable qu'un Conseil Municipal présidé par un maire qui est en plus préfet d'une MRC puisse permettre et même encourager la destruction de telles bâtisses, véritables monuments historiques, dans une municipalité qui n'aura bientôt que des porcheries à offrir aux touristes. Le message envoyés aux citoyens est clair; ne conservez rien pour le futur car si vous le faite, le maire-préfet et ses conseillers chafouins le détruirons dès votre départ. Allez construire ailleurs!
J. Maurice Breton

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